LE BY-PASS GASTRIQUE

 

Introduite et développée par Mason, en 1969, cette intervention associe une réduction de la capacité gastrique et une petite malabsorption. Appelé également court-circuit gastro-intestinal, cette opération est très pratiquée aux Etats-Unis mais moins en Europe. L'opération est plus lourde et n'est pas une simple gastroplastie. Contrairement aux autres interventions, celle-ci n'est pas réversible.

On ferme totalement l'estomac au moyen d'agrafes en laissant en haut une poche d'environ 10 à 20 ml, puis, on relie cette poche à une anse intestinale en Y.

En général, cette opération peut être pratiquée sous coelioscopie et dès le réveil, les douleurs post-opératoires sont calmées par des antalgiques. le surlendemain de l'intervention, le trasit intestinal est rétabli. On compte environ 5 jours d'hospitalisation et 3 à 4 semaines de convalescence.

Cette opération favorise ce qu'on appelle le "dumping syndrome" : l'ingestion d'aliments trop riches en sucres et en graisses proivoque, après une dizaines de minutes, un malaise grave, avec pâleur, transpiration et palpitations.

Avantages de cette intervention :

- Perte de poids plus rapide et plus importante qui s'explique par trois mécanismes : une restriction alimentaire liée à la petite poche gastrique et au passage très rapide des aliments dans l'intestin, une malabsorption intestinale dont le degré en en fonction de la longueur du jéjunum exclu et un "dumping syndrome" qui entraîne une réaction d'aversion envers les aliments sucrés.

- Confort alimentaire important car cette intervention est moins contraignante que les méthodes restrictives.

Inconvénients de cette intervention :

- C'est une modification, voire même un bouleversement important et définitif de l'architecture du tube disgestif.

- C'est une opération très délicate et le risque opératoire est plus élevé en raison de la difficulté d'atteindre la partie haute de l'estomac, d'accès peu aisé chez l'obèse, d'où un taux de fistules anastomotiques qui est de 2 à 4 % et une mortalité opératoire qui est de l'ordre de 0,5 à 1 %. De plus, la présence de sutures dans des zones fragiles (intestin et haut de l'estomac) sont des riques supplémentaires de rupture.

- Le devenir et la difficulté d'exploration de la poche gastrique exclue. Elle n'est en effet accessible ni à l'exploration endoscopique ni au transit radio-opaque.

- Carences nutritionnelles, notamment en fer, en calcium, en folates et en vitamine B12. Elles peuvent être évitées et contrôlées en grande partie par la rigueur du suivi et par la prise régulière de suppléments en vitamines et en oligo-éléments.

- "Le dumping syndrome" est le seul inconvénient fonctionnel de cette technique. Il est inconstant et peut être contrôlé par une alimentation pauvre en glucides.

- A long terme, des complications spécifiques peuvent surgir comme les ulcères, les sténoses de l'anastomose gastro-jéjunale et les occlusions par bride ou hernie interne.