LES REGLES ALIMENTAIRES ET DE VIE
La pose d'un anneau sur l'estomac ne constitue pas l'assurance de maigrir ; c'est une arme efficace, mais seulement si l'on adapte sa façon de manger à la présence de l'anneau, pour lui permettre d'exprimer son efficacité sur le poids, pour éviter vomissements et carences. la médiatisation de telles méthodes chirurgicales peuvent laisser espérer aux personnes souffrant d'obésité, qu'avec la simple pose de'un anneau, tout est fait. C'EST FAUX !!!
Après une première période de quelques semaines où le patient mangera une nourriture semi-liquide, puis mixée, il ira progressivement vers une alimentation normale et réussira à manger de tout "ou presque", mais en petites quantités. Pour bien faire, il convient que le patient s'habitue à certaines règles alimentaires ou comportementales avant l'intervention, se préparant ainsi à une meilleure réussité post-anneau.
En premier lieu, il convient de redonner quelques définitions.
La nutrition est l'ensemble des fonctions digestive, respiratoire, circulatoire, excrétoire et endocrinienne qui permettent l'apport aux cellules des éléments assurant leur croissance, le maintien de leur forme, leur fonctionnement et l'élimination de leurs déchets. Ele consiste à utiliser une large variété d'aliments pour améliorer l'état de santé et prévenir telle ou telle pathologie. la surnutrition ou la malnutrition constitue un facteur important dans le développement de maladies. Les besoins nutritionnels varient en fonction de l'pâge, de l'état de santé et du mode de vie.
La diététique est la science des régimes alimentaires fondée sur l'étude de la valeur nutritive des aliments. si, jsuqu'à maintenant, le diététicien prescrivait un régime concernant l'alimentation afin de maintenir ou de rétablir la santé en permettant notamment de retrouver son poids et tenter de le stabiliser, aujourd'hui, son objectif est légèrement modifié quand il se retrouve en présence d'un patient ayant bénéficié d'une chirurgie de l'obésité. Ses paramètres de traitement seront de permettre un amaigrissement serein et sans carences à son patient.
C'est pourquoi les diététiciens et les nutritionnistes doivent se former à cette nouvelle technique et adapter leurs connaissances aux nouvelles informations qu'imposent les chirurgies de l'obésité.
La nutrition pré opératoire
4 règles d'anticipation
Dès que la décision est prise, le patient doit être attentif à certaines règles qui seront, en post opératoire, des règles obligatoires.
- Manger lentement :
Cela peut paraître simple à dire, mais le faire pose plus de problèmes. Il faut apprendre à manger de petits morceaux et prendre son temps pour la mâcher lentement et longtemps. Ne pas oublier de déglutir entre chaque bouchéee.
- Boire en dehors des repas :
Après l'intervention, il sera difficile de boire en mangeant. Bien sûr, on pourra toujours prendre une ou deux gorgées d'eau mais on ne pourra plus boire abondamment. Toutefois, l'eau est nécessaire à l'organisme et il faut continuer à boire au moins 1 litre 1/2 d'eau par jour. Pour ce faire, il faut commencer à s'habituer à se servir un verre d'eau et à le boire à petites gorgées.
- Eviter les grignotages constants :
il est préférable de faire une collation à 10 heures et à 16 heures, plutôt que de passer sa journée à grignoter.
- Activité physique :
Il est évident quand on est en surcharge pondérale, que le sport peut être difficile. Or, plus que de sport, il faut parler d'activité physique. il faut tenter de marcher le plus possible, d'un pas assez soutenu, faire de la natation... Pour les plus courageux, faire des mouvements de gymnastique pour maintenir les muscles et assouplir le corps.
La nutrition post opératoire
Durant le premier mois :
Souvent le patient a quelques difficultés à mangerdes aliments solides. c'est pourquoi, on conseille d'avancer progressivement. on peut commencer par des aliments liquides (soupe, yaourt, compote) puis des aliments semi-liquides (purée de légumes, fromage blanc, frutis cuits). Naturellement, il ne faut pas exclure les protéines qui peuvent être moulinés dans le légume (poisson, viande, oeuf)
Par la suite :
Il y a toujours 3 repas principaux, entrecoupé de 3 collations.
Petit-déjeuner : une boisson chaude, un laitage, une biscotte beurrée et/ou avec de la confiture
Collation de 10 heures : 1 fromage blanc ou un fruit
Déjeuner : un repas avec une entrée, une protéine et un légume
Collation de 16 heures : 1 boisson chaude, un fromage ou un fruit
Dîner : un repas avec une entrée, une protéine et un légume
Collation du soir : 1 fruit ou/et 1 laitage
En fait, ce comportement s'explique parfaitement. Votre nouveau bol alimentaire est beaucoup plus petit. Si vous ne faites pas de collation dans la journée, au moment de passer à table pour votre repas, vous allez avoir faim et très vite, vous allez manger trop vite et trop... Le vomissement s'annoncera et le repas deviendra une épreuve.
Or, ces opérations sont faites pour que la personne obèse retrouve le plaisir de manger et comme la quantité est plus infime, très vite on favorise le goût à la quantité. le patient doit être à l'écoute de son corps et dès qu'il sent que la poche supérieure de son estomac est remplie, il doit s'arrêter de manger. Si il dépasse ce stade, il souffrira de nausées ou de vomissements. De plus en cas de dépassements répétés, la poche risque de se détendre et le cerclage ne servira plus à grand chose.
Chacun des trois repas, devrait être constitué :
- de pain ou de féculents : riches en protéines végétales et en glucides --> sources d'energie pour le cerveau, les organes et les muscles,
- de légumes et/ou de fruits : pour les fibres, les vitamines et les minéraux,
- de viande, de poisson, d'oeufs ou de produits laitiers : au minimum 50 grammes, source de protéines animales,
- un peu de matière grasse en privilégiant les huiles : au moins une cuillère à soupe par repas, riches en acides gras essentiels.
Y-a-t-il des aliments difficiles à digérer ou interdits ?
Eliminer de son alimentation tous les mets à très haute valeur calorique et les sucres liquides, obstacle à la perte pondérale. Il est difficile de donner une liste détaillée des aliments qui ne passeront pas pendant quelques temps par le médecin. Pour certains, certains légumes fibreux (salade, asperges,...) seront difficiles à faire passer, pour d'autres, il s'agira de la viande rouge, du riz, du pain. C'et pourquoi, le suivi nutritionnel post-opératoire est primordial afin que le médecin puisse contrôler les éventuelles carences qui peuvent apparaître et les corriger. Inversement, les aliments liquides ou semi-liquides n'étant pas freinés par l'anneau, ne donnent pas la sensation de satiété. C'est le cas de la purée, des crèmes glacées, de certains produits laitiers trop crémeux ou trop sucrés, des plats riches en matières grasses. Dans ces cas, le problème réside principalement dans le fait qu'ils sont une source de calories sans calmer l'appétit et l'empêcheront de maigrir.
Ces règles sont primordiales !!! Si avant l'opération, le patient était capable de manger une tablette de chocolat à l'heure du goûter, l'anneau ne l'empêchera pas de continuer à manger sa tablette de chocolat, à raison d'un carré aussi souvnet qu'il le souhaite. le résultat est immédiat : il n'y aura pas d'amaigrissement.
la faute n'en reviendra en rien à l'anneau mais au comportement qui aura été adopté. C'est là une des raisons fondamentales de la prise en charge psychologique.
Que boire ?
Boire de l'eau, du café ou du thé, mais éviter les boissons durant les repas : l'estomac ne peut recevoir du liquide et du solide en même temps, car le liquide accélère la vidange gastrique et diminue l'efficacité de l'anneau. Il faudra toutefois trouver le moment dans la journée pour boire au moins un litre et demi de liquide. Tant que faire ce peut, éviter les boissons gazeuses qui ont tendance à détendre l'estomac.
Et la gym ?
L'effort physique : il faut, dès que l'était du patient le permet, reprendre une activité physique, au moins trois heures par semaine. Réapprendre à marcher, à monter et descendre les escaliers, à faire du vélo... C'est bon pour le moral et pour le physique.